• SHANGHAI BOLÉRO — TRIPTYQUE
    Création 2011

    Trois hommes. Dix femmes. Les uns après les autres, puis tous ensembles réunis sur scène, ils interprètent trois fois le Boléro de Ravel.
    Un triptyque tout en sensualité où le corps a toute sa place.

SHANGHAI BOLÉRO — TRIPTYQUE

Triptyque pour 13 danseurs

Les Femmes (10)
Création 2010 : Shanghai World Expo  Pavillon France
Les Hommes (3)
Création 2011 : Festival Montpellier Danse
Les Femmes, Les Hommes (13)
Création 2011 : Festival Montpellier Danse
Recréation 2018 : Festival Contre Courant Avignon

SHANGHAI BOLERO — TRIPTYQUE est construit autour du Boléro de Ravel décliné sous trois formes chorégraphiques. Le Boléro est utilisé comme un support à des formes chorégraphiques nouvelles, afin de traiter en miroir de sa modernité et de la nôtre. Il s’agit de donner à la danse et au corps de nouvelles postures, d’aborder les notions de sensualité, d’érotisme, en posant la question de la construction de l’émotion qui est au centre de ce projet.

Trois questions à Didier Théron

Pourquoi avez-vous choisi de revisiter le Boléro de Ravel? 

Tout d'abord parce que c'est un exercice intéressant pour un chorégraphe : c'est une manière de se confronter à une œuvre magistrale, une pièce vraiment faite pour la danse et dont la structure musicale est radicale, mais aussi une pièce très connue et déjà chorégraphiée de nombreuses fois. Il y a donc quelque chose de dangereux dans mon choix, et cela m'a plu. J'avais l'impression d'être sur une corde raide et il fallait que je propose une chorégraphie qui affronte cette partition. Ensuite, j'ai fait ce choix car je partais pour l'exposition universelle de Shanghaï 2010 et je voulais proposer une œuvre connue dans le monde entier et des Chinois ! Or, dès 1920, Ravel a déjà l’idée de traiter sa composition comme un collage et le boléro a la particularité de mêler des influences des musiques du monde. En effet, il y a de l'orientalisme dans le Boléro, mais aussi du jazz : c'est une révolution à cette époque. A Shanghaï, c’était aussi une manière pour moi de m’appuyer sur une œuvre française très influencée pour proposer une chorégraphie contemporaine radicale. 

Sur scène, les femmes et les hommes dansent d'abord séparément avant de se réunir dans la dernière partie du triptyque. Pourquoi ?
Je trouvais qu'en les séparant dans les deux premières parties, cela permettait de mieux les voir, de mettre à la fois leur complicité et leur corps en avant. C'est une manière de voir autrement les sexes, de les prendre en compte : le/la danseur/seuse est un être sexué/e !,  à la différence de l'unisexe prôné par la danse des années 80. Aujourd’hui les choses changent et la question du genre -  même si elle n'est pas centrale ici - vient éclairer notre époque. Shanghaï Boléro est le reflet de cela : les femmes y sont presque plus masculines que les hommes dont l’image ( le torse nu ) est calquée sur celle de Béjart mais avec une gestuelle tout à fait autre. De plus, Shanghaï Boléro rééquilibre la place donnée au corps avec celle donnée au mouvement : le nu et la chair sont en avant avec les jambes nues des femmes, surdimensionnées par les talons hauts, et les torses nus des hommes magnifiés par la lumière. 

Vous déclarer avoir cherché à chorégraphier « la mécanique du désir ». Comment cette recherche se traduit-elle dans cette pièce? 
Ces deux mots - la mécanique et le désir - me poursuivent dans mon travail, et  je les crois très fortement liés.
Ces deux notions m’ont donc guidé dans le projet. Mais au final, ce sont l'émotion et la sensualité plus que le désir qui apparaissent. Émotion et sensualité sont le fruit de la mécanique des corps, de leur précision dans les espaces investis, de leur intensité dans l’action. 

Dossier de diffusion: 
Représentations: 

Coproductions et soutiens

Festival Montpellier Danse 2011.
Avec le soutien exceptionnel de l'Exposition universelle de Shanghai 2010  Pavillon France, de la région Languedoc-Roussillon, de l'Agglomération de Montpellier et de la Ville de Montpellier.

DISTRIBUTION

Direction chorégraphique
Didier Théron
Conseillère artistique
Michèle Murray
Musique
Maurice Ravel — Le Boléro
Lumières
Catherine Noden 
Interprètes
Sami BLOND, Cindie CANTET, Filipa CORREIA LESCUYER, Lucille DANIEL, Thomas ESNOULT-MARTINELLI, Jee Hyun HONG, Eva JULLIERE, Camille LERICOLAIS, Lauriane MADELAINE, Elise PILLOIS, Léna PINONP LANG, Joan VERCOUTERE