• le jeune homme et la mort
    Création 2017

    Il n'y a pas d'oeuvre de l'homme seul. Sa blessure ne fait que le traverser.
    Elle s'élargit dans l'humanité des autres hommes comme pour leur inspirer les actes susceptibles
    de la compenser. - Joë Bousquet

le jeune homme et la mort

le jeune homme et la mort
célébrer la jeunesse

Création 2017
Pièce chorégraphique pour 3 hommes

La présence de la mort liée à la jeunesse traverse l’actualité de notre temps, facteur commun d’une autre époque, celle de la première guerre, que l’on commémore et dont on panse encore les blessures. Plus que jamais appréhender le réel, questionner l’époque reste une urgence pour comprendre. Le faire à partir de la pièce Le jeune homme et la mort – 1946 – dont Jean Cocteau disait « c’est une pièce muette où je m’efforce de communiquer aux geste le relief des mots et des cris », est le défi de ce projet aujourd’hui.

Sous ce titre en forme d’oxymore, le propos de cette création est la réalité de ce combat : celui de trois jeunes hommes, à tour de rôle et ensemble sur le plateau avec en toile de fond le télescopage d’histoires personnelles, d’histoire de la danse et de l’Histoire. Cet acte recommencé ouvre un terrain de jeu pour permettre l’expression de chacun et pour faire état ici d’une confrontation à la mort en croisant des sources personnelles et historiques. Construite sur la partition exaltante (et pour la danse!) de Maurice Ravel « Daphnis et Chloé », appuyée par des témoignages, des éléments d’archive, la pièce confronte la démultiplication des références, des lieux, des interprètes.

« le jeune homme et la mort », c’est la disparition de 27000 soldats du 22 août 1944, c’est les 114 Théron morts pour la France en 14/18, c’est Joe Bousquet, c’est les victimes d’Hiroshima le 6 août 1945, celles du Bataclan le 13 novembre 2015 : exorciser les faits en trouvant les moyens artistiques de les ressusciter et d’évacuer la peur et la douleur. « le jeune homme et la mort » est une pièce résiliente qui campe un univers de résistance où se mêle aussi la fiction à travers des moments tragiques et ludiques. 

Didier Théron
Novembre 2016 

Dossier de diffusion: 
Représentations: 

RESIDENCE ET DIFFUSION 

La présence dans ce projet du National Peace Mémorial Hall for the Atomic Bombs Victims d’Hiroshima avec Yoshie Iwasaki conservatrice en charge des témoignages d’Hibakusya est un ailleurs qui permet de mettre en distance notre propre histoire et percevoir ce sujet en regardant le monde et l’humanité.
Pour tout accueil et travail de résidence, nous mettrons l’accent sur la mise en relation des territoires qui portent le projet à travers les établissements scolaires collèges lycées Ecoles des villes Sedan, Hiroshima, Carcassonne et les villes de l’Aude, de Mende et de Montpellier.
Ces rapprochements sont autant d’ouverture pour développer l’imaginaire provoquer des situations et amener des propositions chorégraphiques originales avec le corps dans l’espace. Le croisement des faits historiques, des images, des circonstances des évènements mais aussi des formes d’archivage de ces mêmes évènements sont autant d’informations (qui alimentent le travail de création chorégraphique avec les danseurs) qui seront en partage dans un travail de résidence. 

Nota bene
« le jeune homme et la mort » est aussi proposée en diffusion pour une soirée avec la pièce « un boléro », pièce de répertoire de la Compagnie composée pour 3 hommes sur le boléro de Ravel - une production Montpellier Danse 2011

PARTENAIRES 

Le Pole danse des Ardennes - Sedan
Festival « Mouvements sur la Ville » - Montpellier 
Zawirowania Festival 2017 - Varsovie : 1ère européenne

SOUTIENS 

Hiroshima National Peace Memorial Hall for the Atomic Bomb Victims - Hiroshima
La Maison Joe Bousquet Maison des Mémoires - Carcassonne

DISTRIBUTION

Chorégraphe : Didier Théron
Collaboration artistique : Michèle Murray
Musique : Maurice Ravel – Partition de Daphnis et Chloé – 1912
Interprètes : Sami Blond, Thomas Esnoult-Martinelli, Sacha Glachant
Durée : 55 minutes